Les maisons et villes que j'ai habitées dans ma vie

BONNETABLE. Sarthe (72)

1933/35.

Mon lieu de naissance.

TAIN L'HERMITAGE. Drome (26)

1936.

Photo de la mairie.
Mon père, inspecteur de l'Enregistrement, y resta à peu près un an.

THOUARS Rue Condorcet. Deux-Sèvres (79). Photo 2009.

1937/46

Maison construite vers 1930 par un maçon Italien, Mr Luchini.
Mon père est désormais inspecteur principal de l'enregistrement. Ma mère est directrice de l'école maternelle Macé. Mes parents logent rue Condorcet de 1937 à 1945/46
Le toit était en terrasse au départ, si bien qu'il y avait des fuites d'eaux les jours de pluie. On mettait des seaux sur le plancher. Sur la photo, on devine qu'un toit en pente douce a été ajouté.
En fait, il y avait 2 maisons jumelles.
Les WC ...à l'extérieur, une buanderie plus un garage.
Le jardin était plus grand car la rue n'était pas goudronnée et n'avait pas de trottoirs.
A l'intérieur, il y a 3 chambres, plus un séjour, plus une grande cuisine.
L'autre maison était louée par la famille lorraine Gilles réfugiée dans les Deux Sèvres pendant la guerre.

THOUARS. Rue Porte Maillot (79). Photo 2009.

1946/57

Mr Lucchini a repris la maison de la rue Condorcet.
Nous reprenons une location rue porte Maillot, près du château.
Très belle vue sur le Thouet.
Mon père ne sait pas ....acheter une maison.

TOURNEFEUILLE. La Ramette Haute Garonne (31).

1951/1954

Je suis chez ma grand mère paternelle, pendant 3 ans, à "faire" une licence en droit à l'Université de Toulouse.
Notre habitation est une maison de maître du 18ème siècle, 500 m2 de plain pied, au milieu d'un terrain de 14 hectares.
J'ai 8 km à faire en bus, en vélo et plus tard en Lambretta, pour rejoindre la Fac chaque jour.
C'est notre maison de famille depuis qu'Antoine Servat l'a achetée vers 1900.
Mes parents y prendront leur retraite vers 1966.
Je la vends à la mort de mon père en 1993.

PARIS. Seine (75)

1954 à 1958.

Cité Universitaire Internationale, Maison des Provinces de France. Boulevard Jourdan, porte d'Orléans, 14ème.
Etudiant à Sciences Po, rue Saint Guillaume.
Super chouette, la vie d'étudiant à Paris.

 

COETQUIDAN. Morbillan (56)

1959.

C'est la guerre d'Algérie. Je "pars" au Service Militaire. (28 mois!!!!!)
Ayant fait la PMS (Préparation Supérieure Militaire), j'entre tout de suite aux EOR (Ecole des Officiers de Réserve).
Une seule promotion d'EOR eut la chance de s'instruire à Coetquidan, à l'école des officiers d'active Saint Cyr : La mienne.
J'en sors sous-lieutenant au bout de 6 mois (45 ème environ sur 350).

FREJUS Var (83)

1959/1960.

Je suis officier instructeur au 4ème Rima.
Je passe 2 étés à Fréjus (...et à la plage).
Mon quartier général est "l'Embassy"
Je manque de me marier avec ...Nicole.
Sur la photo, l'entrée des camps militaires

PHILIPPEVILLE ALGERIE

1960/61.

Sous-lieutenant, j'avais été affecté dans un centre d'instruction à Philippeville où les sous-officiers de toute l'Algérie venaient préparer leur examen d'accès au grade supérieur : Sergent chef, adjudant.
J'y étais instructeur Topographie.
j'étais devenu un vrai officier d'opérette.
Ca ne m'a pas déplu de faire le professeur, au lieu de me retrouver sur un piton, en plein bled, à garder la position avec une section (environ 30 soldats).
Le centre se trouvait sur la belle plage de Jeanne d'Arc et nos batiments étaient ceux de l'ancien Casino (+ des préfabriqués).
Une petite croix noire marque l'emplacement de ma chambre.
Je nageais beaucoup, dans une mer parfois tumultueuse, avec de gros rouleaux.
Une horreur qui me poursuit. Souvent je festoyais au Cercle Militaire, en ville. Plusieurs fois, je suis resté avec mes "conquêtes" après l'heure du couvre feu , minuit, et le retour du dernier camion pour Jeanne d'Arc.
Comme un idiot total, je rentrais à pied, en pleine nuit à Jeanne d'Arc, vers 2/3 heures du matin (6/8 km). Non, je ne me suis pas fait égorgé. J'aurais pu l'être. Un cauchemar qui me poursuit.

GARCHES Seine et Oise (78)

1961/62.

Ma mère était directrice de l'école maternelle.
Nous habitions dans l'agréable logement de fonction de l'école.
De la fenêtre, je voyais les élèves et les instituteurs.

J'y vis même un jour une jeune suppléante, Daniele, qui devint ensuite mon épouse pour la vie.

DOUAI Rue Jean Moulin (59)

1962/1967.

Ca y est. Je suis marié avec Daniele. Je suis prof. dans un lycée de la ville.

Notre logement est un immeuble H.L.M. de très bonne qualité.
On y a habité 5 ans.
En face, sur un terre plain qui n'apparait pas sur la photo, j'y avais entreposé mon .....420.
Sur notre palier habitait notre amie, Madame Crateau (ou Crato ?).

TOULON Rue Gimelli Var (83)

1968 et 1969.

2 année en location au 5ème étage, sans ascenseur, plein Nord. Légère galère pour porter les provisions et ....les 2 enfants. On était jeunes.
Le dimanche, nous allions visiter La Goelette, tour de 20 étages, où nous avions acheté, sur plan, (14 millions d'anciens francs), un appartement au 10ème étage, livrable dans les 2 ans.

TOULON La Goelette (83)

1970/1988

J'ai donc acheté un appartement de 110/120 m2, au 10ème, dans une tour de 20 étages. Derrière la tour, toute la Rade de Toulon. Vue mer unique et extraordinaire. L'appartement donne sur l'Est (les chambres) et sur l'Ouest (le grand séjour).
Nous y entrons le 31 décembre 1969.
Nous en partons le 1 août 1988.
Heureusement, nous y avons laissé notre amie Marité, si bien que l'on y revient souvent en visite. Le temps de nous re-extasier sur la vue exceptionnelle.

 

TOULON Les Palmiers (83)

Entrée le 1er août 1988.

Nous venons de passer 4 ans à visiter de grandes maisons à vendre à Toulon. C'était finalement très drôle et enrichissant.
Mr Bosc nous a finalement trouvé ...la bonne.
Une maison de maître construite en 1900. Sur la pente d'une colline. 17 niveaux de restanques. Une très belle vue au sud.
Des travaux d'embellissement continuels : Piscine, studio, restanques ....etc.
8 palmiers centenaires magnifiques.
La nouvelle maison de famille pour nos enfants et petits enfants.
En novembre 2011, le "charanson rouge" importé d'Amérique du sud nous tue 2 palmiers. Sauvera-t-on les autres ?
En 2013, les 6 Palmiers tiennent le coup grace aux traitements annuels couteux de l'entreprise Arnoult Hygienne Service. C'est comme si je payais un espèce d'Impôt sur les Palmiers.